On le sait, dans notre vie quotidienne, on manque souvent de temps. C’est un récurrent qui revient systématiquement à un moment ou à un autre lorsque l’on discute avec quelqu’un.
Même les vacances sont programmées à l’avance pour profiter au maximum, se détendre… impérativement ! Le temps file…
Paradoxalement, quand on se trouve face à des périodes creuses malgré soi, on ne sait comment occuper ce temps, on se sent perdu, on s’ennuie, on gamberge…
Dans cette lettre, j’ai envie de revenir sur la notion de temps que chacun ressent à sa façon ; une notion à la fois très personnelle et qui nous concerne tous, car le temps reste au cœur de notre vie.
Plutôt que de courir après le temps ou de le remplir à tout prix pour passer le temps, je vous propose de le regarder un peu différemment :
Le temps, c’est à la fois la durée qui permet de donner de la profondeur en toute chose, c’est aussi le moment, celui qui sera opportun que ce soit pour agir ou pour se recentrer.
Le temps comme durée
Dans le monde professionnel, cela fait presque partie des règles implicites, il faut être performant et cela doit se voir ; il faut agir et agir vite pour montrer son efficacité… au risque de dériver vers de la suractivité, voire à l’agitation. La réflexion n’a plus véritablement sa place, on lui préfère le « faire », quitte à rester superficiel.
S’insérer dans le monde qui nous entoure sans prendre le temps de savoir dans quel but et de quelle manière, conduit bien souvent à la désillusion, à la démotivation, au mal-être qui s’insinue. Cela renvoie à soi, au sens qui est le sien que l’on ne peut découvrir sans un peu d’introspection.
>> La durée, c’est prendre le temps… comme une invite à ralentir.
Le temps comme moment
Dans la pensée chinoise, le moment est primordial : l’homme doit savoir composer avec les influences extérieures régies par le Ciel et la Terre. C’est en s’insérant dans l’agencement naturel des événements que l’homme peut tirer parti de la situation sans y laisser toute son énergie. Il ne sert à rien de forcer les choses.
On est bien loin de notre conditionnement occidental où l’efficacité passe par l’action à tout prix !
>> Il y a un temps pour agir et un temps pour ralentir.
Dans l’article que je vous propose, je reviens sur ce temps qui nous est si précieux et que l’on malmène : Prendre le temps, c’est arrêter de s’agiter en tous sens pour pouvoir s’ouvrir à autre chose…
Et si le temps était tout simplement celui que l’on s’accorde ?
Je vous dis à très bientôt.
Elisabeth Passilly,
Coaching professionnel et formation